Souvent en lisant les textes de ce blog ou en regardant les photos, vous vous êtes dit : Qu'est ce que c'est que ce truc? ou
bien encore : mais de quoi qu'il cause?
Cet article a donc pour but de montrer aux béotiens et aux autres les différentes parties d'une locomotive à
vapeur
Bien que cette machine ne soit pas une reproduction d’une machine réelle, on y retrouve la majorité des constituants d’une
locomotive à vapeur.
La bielle :
Sert à transformer le mouvement rectiligne du piston en mouvement circulaire de la roue pour une bielle motrice et à
transmettre le mouvement d’une roue à l’autre dans le cas d’une bielle d’accouplement. La bielle transmet aussi la puissance, ce qui implique qu’elle doit être très solide. Ici les deux types de
bielles ont été suggérés en une seule, ce qui ne pourrait évidemment pas fonctionner en réalité.
La boîte a fumées :
C’est l’endroit où sont récupérées les fumées de la chaudière et les vapeurs des cylindres qui sont évacués par la cheminée. A l’intérieur, on peut y trouver divers équipements d’échappement, de pare - escarbilles,
etc.… La porte à l’avant permet de pouvoir y pénétrer pour l’entretien, l'évacuation des cendres, nettoyage des tubes1, etc.…
1Henri Vincenot décrit dans sont ouvrage « le rempart de la
miséricorde, les mémoires d’un enfant du rail » le nettoyage d’une chaudière.
La caisse à eau :
Ce type de locomotive n’étant pas destiné à faire de longs voyages, il emportait avec lui ce qui lui fallait pour
fonctionner : charbon et eau. D’où l’appellation loco tender, ce qui explique le T de 020T2.
Les caisses à eau sont des réservoirs à eau que l’on remplissait avec des grues hydrauliques que l’on trouvait couramment dans
les gares et les dépôts. Après guerre, les machines recevaient un équipement TIA (Traitement Intégral Armand) visant à élimer le tartre et ainsi à augmenter la durée de vie des chaudières et à
réduire leur entretien et leur consommation.
2 En France : 0 pour 0 essieu porteur à l’avant, 2 pour deux essieux
moteurs, 0 pour 0 essieu porteur à l’arrière et T pour tender.
Le Chasse buffle :
Utilisé aux Etats-Unis, à l’époque où les chemins de fer traversaient les prairies occupées par des troupeaux, il était censé
écarter les animaux occupant la voie.
Aujourd’hui les locomotives sont équipées de chasse obstacle, pièce métallique placée au dessus du rail juste devant la
première roue, voire d’étrave chasse neige.
La chaudière :
C’est le générateur de vapeur. Le combustible est brûlé dans le foyer, les gaz et fumées produites passent dans des tubes où
ils transmettent leur chaleur à l’eau avant d’arriver dans la boite à fumées. La vapeur est récupérée dans le dôme de vapeur pour être dirigée vers les cylindres. La protection est assurée par une soupape de sécurité et des plombs fusibles3.
3Henri Vincenot décrit dans sont ouvrage « le rempart de la
miséricorde, les mémoires d’un enfant du rail » le « plantage » d’une locomotive en pleine ligne suite à la fusion des plombs.
La cheminée :
Certaines cheminées étaient équipées d’un couvercle réduisant le tirage de la chaudière pendant les arrêts de la
machine.
Il me semble avoir lu quelque part que les chauffeurs mettaient une pelletée de sable dans la chaudière afin de ramoner tubes et cheminée.
Le compresseur :
Indispensable pour le freinage, non seulement de la locomotive, mais aussi du train complet.
Le cylindre :
C'est le moteur proprement dit de la machine. Dans les machines à double expension dite compound, il y avait deux types de cylindres : les HP, ou haute pression, à la sortie desquelles on récupérait la vapeur pour l'envoyer dans
les cylindres BP, ou basse pression, de diamètre plus important. Le fonctionnement de la machine
était plus souple et moins gourmand en combustible. Cependant l'entretien et les réparations étaient beaucoup plus chères.
Le dome de vapeur :
Dans tout récipient, la vapeur est au dessus de l'eau. Le dôme est consu pour récupérer la vapeur sans eau qui pourrait empécher le fonctionnement des
pistons. La vapeur pouvait être surchauffée pour augmenter la pression. Pour cela on faisait passer la vapeur dans les tubes de la chaudière avant de la distribuer aux
cylindres..
La hotte à charbon
C'est le réservoir à combustible. Sa partie supérieure est resserrée de façon à dégager la vue pour la marche arrière. Le charbon n'a pas été le seul
carburant des locomotives à vapeur en France, certaines ont utilisé la chauffe au fuel.
Les phares
Pendant longtemps en France seul deux phares étaient utilisés. Ils n'ont pas toujours été électriques d'où les lampisteries, souvent accolées aux huileries
que l'on trouvait dans la majorité des gares.
Les regards de lavage
Le tartre se dépose essentiellement sur les surfaces chauffées, il faut donc nettoyer régulièrement l'intérieur de la chaudière. Ces regards sont prévus à cet effet. Les trappes devaient être
ouvertes et fermées relativement souvent tout en restant étanche, c'est pourquoi leur système de fermeture était complexe.
A suivre...
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